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Jeux Vidéo
4/2/2010
En ce début d'année 2010 quand on pense Final Fantasy, ce sont surtout les épisodes XIII et XIV qui nous viennent en tête, mais il ne faudrait pas oublier Final Fantasy Crystal Chronicles : The Crystal Bearers. Bien qu'il soit dans l'ombre de ces grands frères ce titre exclusif à la Wii est surprenant à plus d'un titre, si pour vous Final Fantasy rime avec combats au tour par tour et personnages psychologiquement mous vous allez être surpris...
The Crystal Bearers reprend les races que l'on connait dans la série des Final Fantasy Crystal Chronicles : Lilties, Selkies, Clavats et Yukes sont au rendez-vous, cependant votre aventure vous ne la ferez qu'avec un Clavats du nom de Layle.
Informations complémentaires
Notation
Impertinent, arogan et tête brulée, Layle est un Crystal Bearers (ndr : porteur de cristal), titre donné aux personnes ayant des propriétés magiques en rapport avec les cristaux, dans le cas de notre héros il s'agit du pouvoir de télékinésie. Malheureusement dans le monde de Final Fantasy Crystal Chronicles : The Crystal Bearers la magie n'est pas du tout bien vue, le monde étant, depuis la fin de la Grande Guerre régit par les Lilties qui prônent la science. Selkies et Clavats ont su s'adapter tant bien que mal au royaume des Lilties en créant notamment des Guildes. Seuls les Yukes qui utilisaient la magie semblent avoir disparu.
Le jeune Layle est donc une sorte de mercenaire, travaillant avec son compagnon Selkie Keiss; l'aventure commence lorsqu'un paquebot volant que les deux jeunes hommes escortent est mystérieusement attaqué par des monstres contrôlés par un Yuke qui semble vouloir s'emparer de l'énergie générée par les cristaux qui alimentent les moteurs du bateau. Notre jeune Clavat part donc à la poursuite du Yuke et va découvrir la vérité sur le monde qu'il connait et sur les Crystal Bearers.
Les premières minutes donnent le ton, ne vous attendez pas à affronter les monstres du Yuke ou même le Yuke en personne sur le bateau dans des combats au tour par tour, non, le jeu débute par une séance de shoot'em up en guise de première prise en main du jeu, on se prête volontiers à l'expérience et alors qu'on s'attend et un peu de répits le jeu nous surprend et nous propose de piloter le paquebot en détresse au travers d'un canyon exigüe. Après ce premier petit quart d'heure de jeu, on se demande un peu ce qui se passe, la séance de shoot s'est conclue par un score et celle de pilotage par un temps. Vous voilà en face de la première particularité du jeu : des phases de jeu mixant arcade et "mini-jeux". Ces phases de jeu spéciales seront présentes tout au long de votre aventure : bataille de la plage, surf, infiltration, jardinage, courses de chocobo et bien d'autres épreuves vous attendent, toutes se finissant par un score ou un temps. Si certaines sont totalement insipides et pas forcément simples à prendre en main, elles dynamisent tout de même votre progression et apportent un peu de fraîcheur au titre.
Pourtant, il n'en a pas vraiment besoin, le scénario même s’il n'est pas transcendant et aurait mérité peut être un peu plus de profondeur, se dévoile sans temps morts, mais c'est surtout le monde présent dans ce jeu qui lui donne un cachet assez exceptionnel.
Les zones sont toutes peuplées soit de monstres soit de PNJ; Commençons avec les PNJ qui sont très intéressants. Dans The Crystal Bearers rares sont les PNJ à qui vous parlerez, simplement parce que la majorité des personnages que vous allez croiser agissent et réagissent avec de petites "emotes" au dessus de leur tête. Intrigués, joyeux, en colère, amoureux leur comportement dépendra beaucoup de ce que vous faites. Passez calmement et ils viendront vous voir manifestant leur joie ou leur amour, a contrario utilisez vos pouvoirs télékinétiques pour semer la pagaille et certains prendront peur, d'autres seront en colère et n'hésiteront pas à vous lancer des objets ou à vous bousculer avec force.
Si les PNJ sont en permanence dans les villes, à l'extérieur le jeu propose un système curieux; en effet PNJ et monstres apparaitront à tour de rôle au bout d'un certain laps de temps. Tout ceci est régi par les vortex de miasme, quand ils apparaissent, alors les PNJ s'en vont et laissent place à des hordes de monstres divers et variés, dans ce cas plusieurs choix s'offrent à vous, vous pouvez simplement courir pour éviter les ennuis, ou affronter les monstres. Si vous optez pour la castagne, n'oubliez pas que le vortex n'est là qu'un certain temps, et que durant ce laps de temps vous allez devoir tuer tous les monstres et aller refermer le vortex. Bien sûr vous ne ferez pas tout cela pour rien, fermer un vortex permet de gagner un fragment de myrrhe permettant d'agrandir votre barre de vie.
Pour les combats Layle ne dispose que de son pouvoir télékinétique et il n'aura jamais aucune autre arme durant le jeu, il vous faudra donc affronter les monstres avec votre don ce qui n'est pas une chose facile.
Le gameplay des combats utilise les fonctionnalités de la Wiimote, en premier lieu vous lockez une cible, une fois ceci fait vous avez le choix de l'envoyer ballade dans n'importe quelle direction ou de la ramener au dessus de vous. Lancer un ennemi lui inflige des dégâts, mais garder un ennemi en lévitation au dessus de vous peut être fort utile, certains vous permettront d'utiliser des capacités spéciales qui leur sont propres : lancer de flèches ou encore de jet d'eau, permettre aux célèbres Bombes de grossir pour les faire exploser dans un tas d'ennemis, etc.
Malheureusement, le gameplay pêche un peu par son manque de précision, tout se faisant avec le combo Wiimote + Nunchuk, il faut souvent viser rapidement des ennemis qui bougent beaucoup. Ajoutons à cela une caméra capricieuse qu'il faut soit recadrer par simple pression du bouton C, soit la diriger à la main avec la croix directionnelle de la Wiimote, pas facile quand on essaye d'éviter les attaques ennemies : on préfèrera donc éviter les combats ou tout du moins tester d'autres façons de venir à bout des ennemis. Vous aurez à votre disposition tout un tas d'objets jonchant le sol des zones que vous visiterez, ces objets peuvent déclencher de nombreuses situations contextuelles plus ou moins utiles : des loups vous attaquent, mais vous ne souhaitez pas les affronter, il vous suffira de prendre avec votre pouvoir télékinétique un os et de le garder au-dessus de vous, vous verrez alors les loups en pâmoison devant vous, doux et passifs comme des agneaux.
Ceci n'est qu'un exemple des nombreuses possibilités que le jeu propose avec les objets parsemant les lieux, vous devrez donc être attentifs et curieux pour vous défaire d'ennemis coriaces ou pour découvrir des passages semblant à première vue inaccessibles.
Ce côté exploration est très agréable, mais on regrette qu'il n'y ait pas de minimap, que la seule carte disponible ne soit pas très claire et qu'il vous faille aller la chercher dans les options puis dans le menu des missions, tout ceci n'est pas simple et il est courant de se perdre et de se prendre à râler sur le jeu.
La direction artistique du titre est de très bonne qualité pour de la Wii, les lieux sont colorés et détaillés et grouillent de vie. Les personnages ne sont pas en reste avec un chara-design travaillé leur offrant de nombreuses expressions faciales, dans l'ensemble ils ne vous laisseront pas de marbre, on s'attache vite à Layle malgré son côté tête brulée, on peste sur Belle la prétentieuse Selkie ou on tombe amoureux devant le côté "kawaii" des Mog. Une autre particularité de The Crystal Bearers c'est le côté "adulte" du titre, plans de caméra sur fesses, filles en bikini aux formes généreuses et insultes diverses, ce petit côté osé semble très assumé et ça n'est pas pour nous déplaire!
L'aventure qui ne manque donc pas de surprise est aussi rythmée par une bande-son divine. Yamazaki Ryo et Iwasaki Hidenori signent des morceaux grandioses collant à merveille avec les lieux et les situations; de la country dans un canyon désertique à une musique diablement prenante pour certaines scènes d'action sans oublier le célèbre thème des Chocobo tout y est, on peut donc en conclure que le jeu se joue et s'apprécie aussi avec les oreilles.
Non Final Fantasy Crystal Chronicles : The Crystal Bearers n'est ni un RPG ni un A-RPG, c'est un jeu d'action pur et dur assez débridé pour la série. On ne récupère que des objets permettant de créer des accessoires améliorant les aptitudes de Layle, on peut aussi customiser l'emblème de son blouson ce qui n'est pas très excitant il faut bien l'avouer. Vous pourrez à partir d'un certain moment refaire les phases arcade du jeu autant de fois que vous le désirez grâce à un PNJ, mais certaines étant poussives à souhait seules quelques une vous amuseront et vous donneront du plaisir à les refaire pour améliorer votre score ou votre temps. De nombreuses actions faites dans le jeu vous rapporteront des médailles, elles sont en fait comme des succès qui apparaissent dans un très gros tableau à case. Chaque fois que vous débloquez une médaille, vous aurez accès à un indice pour obtenir chaque médaille jouxtant celle que vous venez d'obtenir; ça ne sert pas à grand-chose, mais pour les perfectionnistes ou ceux qui cherche le superplay sachez que vous aurez un très gros challenge pour toutes les obtenir !
Au final Final Fantasy Crystal Chronicles : The Crystal Bearers est un jeu d'action sympathique qui pousse le joueur à explorer et tester diverses interactions avec les décors, les monstres et les PNJ. Son scénario assez simple, mais ne connaissant pas de temps morts se déguste comme une douce sucrerie, il vous prendra une grosse dizaine d'heures en ligne droite pour voir son dénouement. Le monde de The Crystal Bearer et son ambiance vous rappelleront surement pour son New Game + histoire de faire quelques quêtes annexes, débloquer les médailles et obtenir les nombreux objets du jeu.
(Ce test a été fait sur une version US du jeu et que les screens du tests sont les nôtres, ils ont été pris avec l'outils photo du jeu.)
Galerie












































































Impressions du testeur
Ikazuya
- L'humour omniprésent et un peu adulte
- La direction artistique
- Le chara-design
- La musique
- Le côté exploration
- Certaines phases arcade (shoot, infiltration, danse...)
- Le dynamisme du jeu
- Layle, Belle et les Mog
- La carte pas claire et l'absence de minimap
- Le gameplay parfois chaotique
- La caméra capricieuse
- Le manque d'informations pour certaines phases d'arcade (bataille de la plage)
- Le manque de customisation du personnage vu qu'on a qu'une seule arme