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Jeux Vidéo
02/12/10
Qui ne connait pas Mickey ? Nan sérieusement tout le monde connait la souris mythique de Walt Disney ! Partant de ce constat voyons ce que ce Disney Epic Mickey a dans le ventre, "Epic Win" ou "Epic Fail" ?
Si l'on vous dit Warren Spector vous penserez surement à Deus Ex, ou alors vous ne penserez à rien car vous ne connaissez pas ce génial créateur de jeux vidéo ! Warren Spector est de retour avec Disney Epic Mickey....Heuu alors là on a du mal à imaginer un jeu mettant en scène Mickey sachant que c'est réalisé par celui qui a fait Deus Eux, Mickey va sombrer dans le glauque ?
C'est un peu ça, l'histoire débute lorsque Mickey découvre que son miroir l'entraine dans le laboratoire de Yen Sid. Yen Sid ? C'est qui ? Rappelez vous Fantasia, Yen Sid est le sorcier qui initie Mickey aux arts de la magie, et bien Mickey arrive dans son laboratoire et bien sûr premier plan on voit des sceaux et des balais on est donc bien dans un joli clin d'oeil à Fantasia. Bon notre Mickey internationale découvre une maquette ressemblant fortement au parc d'attraction Disney Land que, là aussi, vous connaissez surement si vous y avez mis les pieds au moins une fois dans votre vie.
Yen Sid a donc créé une maquette, un parc, bref un lieu pour les "oubliés" ! Vous comprendrez plus tard dans l'histoire qui ils sont, mais Mickey curieux et surtout un peu con, se décide, une fois le sorcier parti à s'amuser avec la peinture, le pinceau et le dissolvant utilisé par Yen Sid pour créer la maquette. Bien entendu, ça se passe mal....Tiens, ça nous rappelle Fantasia encore.... Mickey créé un monstre et arrive tant bien que mal à le détruire avec le dissolvant; malheureusement, la peinture et le dissolvant se rependent sur la maquette, et le monstre qui n'est donc pas mort s'introduit dans ce monde créé de toutes pièces. Mickey lui, il s'en fou et il se barre par où il est venu et retourne faire sa petite vie comme si de rien n'était.... Des mois passent, et l'adage populaire arrive "on récolte ce que l'on sème", et Mickey va en faire les frais puisque le monstre va venir dans sa chambre le capturer et l'emmener au sein de la maquette.
Sincèrement on aime pas trop ce synopsis, l'image donnée de Mickey est juste celle d'un fouteur de merde qui, dans un premier temps, préfère fuir plutôt que d'assumer ses bêtises....
Mais bon, passons cet avis très subjectif de l'histoire, Mickey se retrouve donc dans la maquette et l'on découvre un premier monde qui nous rappelle quelque chose...La musique semble mignonne, mais bizarre, il y a des bateaux qui circulent sur du dissolvant en guise d'eau, et des zones représentant des régions du monde avec des poupées.....Mais oui c'est bien sûr ! Cela nous rappelle l'attraction de Disney Land : "Le Monde des Poupées" ! Cela sera confirmé avec le premier boss qui est le beffroi, vous savez, cette horloge dans le parc parisien qui sonne de temps en temps à côté de l'attraction, en plus la musique du boss est celle de l'attraction, plus aucun doute n'est permis, on est bien dans un parc d'attractions !
Ce côté souvenir du parc est assez amusant, on finit par reconnaitre aisément tout au long du jeu les zones du parc avec des musiques propres aux lieux. Histoire d'en rajouter une couche, Mickey aura souvent la possibilité de rentrer dans des projections de vieux dessins animés tel le célèbre Steambot Willie où Oswald tenait à l'époque la vedette. Oswald que vous verrez souvent puisqu'il est au centre de l'histoire, et vous comprendrez bien vite que le scénario du jeu est un peu plus complexe que prévu se basant énormément sur les souvenirs, et la mélancolie.
Mickey se contrôle assez facilement, on retrouve pas mal de mécaniques des jeux de plateformes, et surtout Mickey possède le pinceau de Yen Sid qui permet d'envoyer soit de la peinture, soit du dissolvant. La peinture permet de recréer certaines zones, alors que le dissolvant enlève la peinture de certaines zones. Il faudra donc jongler entre les deux pour faire disparaitre des murs, créer des ponts, ou défaire des ennemis. Si le dissolvant peut les détruire, et là on a quand même un gros clin d'oeil à la "trempette" de Roger Rabbit, la peinture permet aux ennemis d'être de votre côté tant que le dissolvant qui les compose ne prend pas le dessus leur rendant leur agressivité. On jongle donc avec ces deux substances ce qui n'est pas sans rappeler là aussi dans la manière d'utiliser les liquides un certain Super Mario Sunshine, toute proportion gardée bien sûr.
Les niveaux sont généralement des successions de salles avec diverses énigmes, des PNJ à aider, des coffres à ouvrir et des choix à faire ! Le jeu réserve 4 fins différentes qui varieront selon vos choix durant l'aventure. Vous pourrez en effet être un peu méchant ou à contrario être un ange et aider tous ceux qui vous semblent bons.
Pour le moment on se dit que le jeu est sacrément bien, malheureusement il y a un souci qui gâche un peu le jeu, c'est la caméra totalement anarchique ! Heureusement, on peut recadrer la caméra, mais on se demande si les développeurs n’ont pas fait en sorte que la caméra se place toujours au pire endroit possible ! Il y a des endroits où vous ne pourrez même pas la recadrer devant subir des angles pourris ne permettant pas d'apprécier les distances et donc vos réceptions, même si on peut se baser sur l'ombre de Mickey. C'est assez gavant par moment autant le dire clairement, heureusement si vous faites tomber Mickey dans le dissolvant, il se la joue à la Mario et se brule l'arrière-train tout en rebondissant vous permettant d'essayer de rejoindre la berge la plus proche.
En dehors de ce problème de caméra, il n'y a pas grand-chose à redire sur ce Disney Epic Mickey, les graphismes sont plus que corrects pour de la Wii, la jouabilité avec le combo Wiimote Nunchuk est agréable et surtout la bande-son est merveilleuse. On est vraiment dans l'univers Disney à la croisée des chemins avec du Danny Elfman (ndrl : pour ceux qui ne savent pas qui c'est, il s'agit du compositeur de la bande-son de la majorité des films de Tim Burton), c'est donc très plaisant ce mix de musiques à la fois joyeuses et moroses, qui correspondent parfaitement à l'univers du jeu.
Le jeu offre environ 15 heures de jeu durant votre première session, il y a beaucoup de quêtes annexes, des enquêtes et du shopping à faire sur Main Street, et même si la caméra agace, on a toujours envie d'y revenir, pour découvrir les tenants et les aboutissants de l'histoire et après refaire le titre en prenant d'autres choix pour découvrir d'autres fins. Un très bon titre donc qui loupe de peu le statut de "hit" de fin d'année sur Wii à cause des soucis de caméra, mais soyons franc, niveau plateforme aventure, si vous aimez l'univers de Disney, vous adorerez Disney Epic Mickey et il y a fort à parier qu'il sera sous votre sapin pour Noël !
Par Ikazuya
(les screens utilisés sont les screenshots éditeur)
Informations complémentaires
Notation
Impressions du testeur
Ikazuya
- L'univers du parc Disney Land
- Le retour dans les vieux Walt Disney
- L'utilisation de la peinture et du dissolvant
- La caméra pourrie
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