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Test: Dante's Inferno

Jeux Vidéo

12/03/10


En ce début d'année 2010 les fans de beat'em all sont aux anges, entre Bayonetta, Darksiders ou encore God Of War 3, il y a de quoi passer de longues heures à défourailler moults ennemis. Dans tous ces gros hits il ne faudrait tout de même pas oublier Dante's Inferno le titre de Visceral Games à qui l'on doit l'excellent Dead Space.

Dante's Inferno reprend la base du poème de Dante Alighieri, la Divine Comédie écrite au quatorzième siècle, à savoir Dante qui part pour un long périple dans les 9 cercles de l'Enfer pour aller chercher l'âme de sa femme, tout comme l'avait fait Orphée pour Eurydice. Si dans le jeu on retrouve Virgile, qui, comme dans le poème sera votre guide, le reste du jeu prend un peu plus ses aises par rapport à l'oeuvre originale, même si certains éléments du jeu semblent très inspirés des descriptions faites par le poète. Le fait que le jeu se calque en partie sur une oeuvre littéraire majeure lui donne d'emblée énormément de cachet au titre et une base solide.



Que vous ayez joué ou non à un beat'em all avant Dante's Inferno n'est pas un réel problème, Dante se prend facilement en main et on commence rapidement et sans trop de soucis à charcuter tout ce qui passe à porter de faux. Oui Dante ne fait pas dans la demie mesure, à peine votre aventure commence que vous aurez le droit d'affronter la mort et, comble de "la classe ultime", de lui prendre sa célèbre faux ! Le fait de posséder cette arme n'est pas anodin puisque quelques instants plus tard vous aurez un crucifix, ces deux armes représenteront le mal et le bien et cet aspect du jeu aura une part importante tout au long de l'aventure.



Dante étant un croisé, qui commence à douter du bien-fondé de ses actes passés, devra choisir dans de nombreuses circonstances de faire le bien ou le mal, vous pourrez en effet saisir vos adversaires, et c'est en votre âme et conscience que vous déciderez si vous les punissez avec votre faux ou si vous leur offrez l'absolution avec votre crucifix. Le choix de la punition vous donnera des points du côté maléfique, et à l'inverse l'absolution vous en donnera pour le côté divin; ces points permettent de gagner des niveaux dans des arbres de compétences.
Par exemple pour débloquer une compétence divine, il vous faudra donc un certain niveau du côté divin, une fois la compétence débloquée vous devrez l'acheter moyennant quelques âmes, celles-ci s'obtenant en tuant tout ce qui pourrait ou non vous nuire dans le jeu.

Vous rencontrerez de temps en temps les âmes de personnages célèbres (Orphée, Ulysse, Electre, Judas....) qui vous supplieront de les absoudre, vous pourrez lire ce qu'ils ont commis comme faute et devrez donc choisir, tel un juge, quelle sentence vous appliquez sur eux. La punition s'avère gore, quant à l'absolution vous devrez un peu comme un jeu de rythme, absoudre chaque pêchés, un par un, ceux-ci arrivant plus ou moins vite sur les différents boutons de votre manette.

Pour le reste du gameplay on a du classique, on saute, on court, on fait des combos à base de combinaisons de boutons et bien sûr il y a les célèbres "QTE" propres au genre. Ceci étant Danet's Inferno n'en est pas blindé, et surtout le timing des "QTE" est assez permettant de ne pas rendre les combats, surtout contre les boss, trop frustrants. Les boss en parlant d'eux sont tous très impressionnants, et qui plus est, assez costauds si vous ne prenez pas le temps d'analyser leurs divers patterns d'attaque !



Côté son, la musique est à la hauteur de ce que l'on peut attendre de ce genre de titre, et surtout du contexte dans lequel se déroule le jeu ; musiques baroques avec choeurs se mélangeant agréablement avec des sonorités plus calmes, mais faisant ressortir le mal-être du fait d'être en enfer. Les voix quant à elles sont plutôt bonnes pour tout ce qui est monstres, mais horribles pour tout ce qui est humain (ndr : ou ayant été humain de par le passé), c'est archi surjoué et ça gâche un peu le plaisir du jeu. Par contre, l'ambiance sonore est bonne, on entend des cris, les murs où sont encastrés les damnés hurlent, sans oublier les horribles bébés ayant des lames en guise de bras qui hurlent à la mort dans les limbes ! Ambiance glauque garantie !



On finit par le côté graphique du jeu, pas grande chose à redire, le panel de couleurs utilisées rend hommage aux diverses descriptions de l'enfer, les couleurs sont tantôt froides et sombres, tantôt brulantes et dégoutantes; votre balade dans les 9 cercles des enfers vous ferra voir du pays et surtout du bestiaire, les monstres sont dans l'ensemble bien modélisés et ne manquent pas de surprendre le joueur. Les cinématiques sont assez réussies, souvent gore et contenant des scènes de nudité, un jeu donc qui comme c'est indiqué sur la boite est déconseillé aux personnes mineures !

Si l'aventure de Dante's Inferno se finit en 8h environ, on ne peut que saluer le travaille de Visceral Games, certes leur jeu est assez commun de par son gameplay, mais son background étant tellement riche qu'on apprécie ces heures passées sur le titre, on se surprend parfois à s'arrêter pour contempler l'enfer, pour regarder un monstre au loin, en se demandant si on va aller le tuer vu qu'il semble colossal et terriblement puissant. Ce genre de petits détails ajoutés au fait que le jeu soit lié à une oeuvre littéraire donne au titre de Visceral Games un certain charme , donnant envie aux joueurs les plus intéressés par le background scénaristique de lire le poème de Dante Alighieri, et il faut bien avouer que peu de jeux peuvent se vanter de donner envie de lire un livre !

Vous l'aurez peut-être remarqué, hormis au début de ce test, lorsque nous avons cité les jeux de ce début d'année, nous n'avons jamais comparé Dante's Inferno à God Of War. Ceci était une volonté particulière, que de vous proposez le test de Dante's Inferno et non le test de "Dante's Inferno le jeu qui a tout repompé à God Of War". Certes le jeu reprend énormément de choses de God Of War, majoritairement sur le gameplay, mais Dante's Inferno est un jeu à part, un jeu unique, qui a assez de qualités pour être critiqué pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il a repris sur un autre titre ! Nous souhaitions faire un test comme quelqu'un qui va acheter le jeu en se disant "cool un nouveau beat'em all" et non "ouai c'est comme God Of War, mais en enfer".


(les screens utilisés sont les screenshots éditeur)




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Informations complémentaires




  • Editeur : Electronic Arts
  • Développeur : Visceral Games
  • Prix à sa sortie : 70€
  • Date de sortie : 4 février 2010
  • Langue : française intégrale
  • Support : Xbox360, PS3, PSP





Notation



  • Graphismes : 17/20


  • Bande-son : 16/20


  • Scénario : 18/20


  • Gameplay : 17/20


  • Durée de vie : 14/20



  • Note globale : 16/20

Impressions du testeur

Ikazuya

  • J'ai aimé :


- L'ambiance que propose le jeu
- Le fait de choisir entre le bien ou le mal
- Le gameplay certes pas nouveau mais toujours efficace
- Les boss
- Le crucifix rappelant certaines attaques dans la série Castlevania

  • Je n'ai pas aimé :


- Manque d'innovations
- Durée de vie un peu faiblarde



  • Note personnelle : 16,5/20



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