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Jeux Vidéo
15/11/11
Il est venu le temps de terminer la trilogie du magnifique Ezio di Auditore da Firenze. Assassin's Creed Revelations est donc là pour finir cette partie de l'histoire et nous promet, comme son nom l'indique des révélations.
«Requiescat in pace bastardo»
/!\ ATTENTION : Si vous n'avez pas fait Brotherhood, ne lisez pas cette partie de ma critique je vais forcément vous spoiler. /!\
On avait laissé Desmond dans une bien fâcheuse situation à la fin de Brotherhood, il venait de poignarder Lucy et était tombé dans le coma. On le retrouve donc bloqué dans l'animus, seul moyen de lui éviter la folie, son cerveau n'arrivant plus à faire la part des choses entre sa vie et les vies de ses ancêtres Altaïr et Ezio.
Dans le but de retrouver son corps, Desmond s'enfonce donc dans l'animus pour reprendre les traits d'un Ezio vieillissant à la recherche de clés pour ouvrir la bibliothèque d'Altaïr et obtenir des réponses.
Le florentin débarque donc à Constantinople pour retrouver les dites clés, mais la ville est embourbée dans un conflit entre les Byzantins et les Ottomans avec bien sûr, l'ombre des éternels ennemis des assassins les templiers.
Voilà en gros l'histoire de base du titre, qui se termine en ligne droite en 12 grosses heures environ.
/!\ spoil terminé ! /!\
Cours, saute, vole Ezio
AC Revelations reprend donc juste après Brotherhood tant sur le plan de l'histoire que du gameplay. On prend les mêmes et on recommence, le jeu n'a quasi pas changé d'un iota. Ezio est toujours très maniable malgré son âge avancé et Constantinople offre son petit lot de nouveautés. Le crochet en est la plus importante puisqu'il va vous permettre de diversifier les phases de jeu. Descendre en tyrolienne, faire des balayettes ou grimper une paroi aisément font parties des nouvelles interactions possibles pour Ezio en ville.
S'ajoute à tout cela les bombes, véritable fer de lance du jeu avec le crochet. Vous pourrez donc fabriquer vos petites bombes avec divers types de conteneurs (capsule qui explose à l'impact, capsule à mèche etc) et de contenants (sang d'animal pour effrayer, billes de fer agissant comme du shrapnel pour faire plus de dégâts, divers types de poudres à canon pour une zone d'effet plus ou moins grandes etc) dans le but d'être le plus subtile en faisant des diversion, ou le plus bourrin en faisant tout péter. Pas d'inquiétudes cependant, vous ne pourrez porter qu'un nombre de bombes limité; ceci étant les ingrédients pour les fabriquer se trouvent partout et en nombre, de ce fait ouvrir les coffres en ville n'a plus trop d'intérêt puisqu'ils ne contiennent quasiment plus que du matériel pour faire les bombes.
Globalement l'utilisation des bombes reste optionnelle, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs, on est bien dans du AC, de ce fait avec le poison et la lame secrète on arrive à se sortir de quasi toutes les situations tant la difficulté est quasi inexistante et l'IA des soldats pas totalement aux fraises mais presque. Heureusement que les janissaires, sorte de troupe d'élite du sultan, résistent plutôt bien aux carreaux d'arbalète et aux balles du pistolet, cela donne un peu plus de challenge pour peu que l'on n'utilise pas le poison. Pour être franc, je n'ai acheté durant ma partie que 2 fois 4 remèdes, je n'ai jamais rien acheté d'autres en ce qui concerne les objets tant il y en a à foison sur les gardes. De même pour les armures, je n'ai même pas pris le dernier set d'équipement et j'ai pu terminer le jeu sans sans aucun souci, sachant que je n'ai pas fait que l'histoire principale, j'ai joué environ 16h.
Du côté des nouveautés on trouve aussi des phases de jeu typées «tower defense», qui surviennent quand vous titillez un peu trop les templiers en reprenant des zones de la ville leur appartenant ou en ouvrant des boutiques. La gestion de la ville est donc toujours présente, vous reprenez les quartiers en tuant le général comme dans Brotherhood, vous faites restaurer les boutiques fermées, bref vous connaissez ça si vous avez joué à l'épisode précédent. La nouveauté vient du fait que, comme dit plus haut, si vous gonflez un peu trop les templiers, ceux-ci ne vont pas se laisser faire et attaqueront l'un de vos repères. Il vous faudra donc le défendre, via un mini-jeu de «tower defense» amusant au début, mais assez vite redondant et limité.
Si vous perdez, la zone sera reprise par les templiers (ndlr : mais les boutiques restaurées resteront ouvertes), et il faudra alors tuer le nouveau capitaine pour reprendre le contrôle de cette partie de la ville.
Vous pourrez, si vous commettez trop d'actes qui énervent les templiers, faire baisser votre notoriété via les hérauts en les soudoyant ou en tuant des dignitaires (ndlr : oui il n'y a plus d'affiches.).
En dehors des phases de «tower defense» rien de bien neuf, exit les architectes, les énigmes avec les symboles à découvrir sur les monuments et l'arène de combat où l'on pariait de l'argent. Le jeu se contente du minimum syndicale en ville en reprenant 80% de ce qu'il fallait faire dans Brotherhood, on doit encore trouver les 100 objets cachés, là point de plumes mais des fragments de mémoire de l'animus qui serviront à débloquer les étranges phases de jeu avec Desmond.
Même dans son déroulement le jeu n'offre ni surprises ni innovations, chaque séquence ADN est structurée de la même manière avec une partie consacrée à l'histoire de la ville et une autre partie qui se focalise sur la recherche des clés.
Heureusement les petits gars de chez Ubisoft ont rondement mené tout ça avec rythme, on ne s'ennuie donc pas, même si on a vraiment l'impression de voir un simili copier coller de Brotherhood dans le cheminement de l'histoire.
Il fallait s'y attendre, même si vous en apprendrez plus sur Altaïr tout au long du jeu via des moments, bien trop courts, où vous incarnerez l'ancêtre d'Ezio, les réponses que les joueurs attendent, n'interviennent qu'à la toute fin, et sincèrement je vous conseille de ne pas avoir sécher les histoires des autres épisodes sinon vous n'allez pas comprendre grand chose.
Vous aurez aussi l'occasion de jouer avec Desmond dans des phases très inspirées d'un certain Portal, sans le portal-gun bien sûr. Amusant mais tout aussi court et basique que les passages où l'on incarne Altaïr.
On peut aussi signaler des scènes scriptées très « Uncharted like», où vous assisterez à des moments dignes d'un blockbuster hollywoodien, blindés d'action, bien à la mode dans les jeux en ce moment. Mais n'est pas Uncharted qui veut et le silence d'Ezio comparé au bagout de Drake plombe totalement l'affaire surtout que le jeu ne vous met pas du tout de pression et de stress comme le titre de Naughty Dog. Toutes les phases d'escalade dans des lieux délabrés ont été ultra simplifiées, vous tomberez rarement, pour la simple et bonne raison qu'il n'y a plus vraiment à analyser le lieu avant de crapahuter partout, nan dans Revelations il n'y a généralement qu'un seul chemin, très vite repérable.
Enfin vous trouverez toujours la gestion de votre confrérie d'assassins, du recrutement en passant par l'attaque de cités du bassin méditerranéen. Là le jeu n'est pas avare en contenu, vous aurez donc la possibilité d'appeler vos assassins en cas de problème ou pour tuer sans être impliqué, mais vous allez surtout pouvoir prendre le contrôle de villes où vous ne mettrez jamais les pieds. En gros tout un tas de cités sont prises par les templiers et vous pouvez donc envoyer vos assassins pour faire baisser leur présence dans les villes et surtout reprendre ses villes et les contrôler. Une fois une cité sous votre contrôle, les templiers essayeront donc de la reprendre et vous devrez asseoir votre autorité en développant vos cités (ndlr : moyennant un investissement venant de votre poche) et/ou en tuant quelques malandrins voulant imposer de nouveau le joug des templiers. Bien entendu toutes ces missions qu'elles soient passives ou non rapporteront de l'expérience à vos assassins.
Un mode sympathique car bien plus complet que dans Brotherhood, qui vous, vous rapport de l'argent et divers objets pour fabriquer des bombes (ndlr : oui encore, on aurait peut être préféré des capes vu qu'il n'y a plus moyen d'en changer...)
Abstergo recrute
Comme dans l'épisode précédent, Revelations propose un mode multijoueurs qui sent bon la réussite. Encore meilleur que son prédécesseur le multi propose désormais 5 modes de jeu : Traque, Deathmatch, Assassinat, Vol de Relique et Corruption. Les cartes sont assez nombreuses pour varier les plaisirs, sachant que l'on y retrouve une partie de celles présentes dans Brotherhood. Le jeu en multi étoffe son backstage avec une boutique où vous dépenserez l'argent gagné dans les matchs, vous permettant d'acheter des capacités et autres objets de customisation pour les personnages. Plus riche et plus complet, le multi se rapproche de ce qui se fait de mieux dans le domaine avec la possibilité, notamment, de modifier à loisir son profil avec des emblèmes et autres titres.
Ceci étant, les quelques parties faites le 14 novembre nous ont laissées un goût amer, les serveurs étant assez mal optimisés rendant parfois le jeu injouable. Malchance du moment ou réels problèmes, on n'espère que si cela vient des serveurs, le souci soit vite corrigé.
T'as de beaux yeux Ezio
Revelations offre un petit lifting graphique, certes léger, mais appréciable on a des personnages au design plus fin, avec des yeux plus expressifs, même si parfois on a l'impression que certains globes occulaires renvoient une lumière jaune ce qui est assez étrange. Constantinople est magique et envoûtante, on assiste désormais à un véritable cycle jour/nuit.
Du côté des voix, on retrouve la même qualité que dans les précédents opus, ça passe bien, ça n'est pas cliché et on prend toujours autant de plaisir à entendre Ezio parler en italien. La bande-son se veut assez discrète, plus que correcte elle est toujours présente quand il le faut sans jamais gêner le joueur.
Revelations ou déception ?
Il est vrai que je n'ai pas été tendre avec le jeu dans cette critique, mais qui aime bien châtie bien comme on dit. AC Revelations est un bon Assassin's Creed, mais c'est justement ça le problème. On a un Assassin's Creed sans changements radicaux, sans prise de risques de la part des développeurs. On a bien le mini-jeu de «tower defense», le crochet qui dynamise le gameplay, les bombes ainsi qu'un vaste terrain de jeu pour faire s'amuser mais ça ne fait pas tout.
L'histoire au final est trop timide et ne rend pas honneur à Ezio et Altaïr. Le jeu perd aussi en réflexion et en difficulté avec la quasi disparition des zones de grimpette «dangereuses», et la disparition totale des énigmes comme celles du « sujet 16» dans AC2 et Brotherhood. Rajoutons à cela que le jeu se paye le luxe de proposer le même type de bugs que les autres épisodes, à savoir des bugs graphiques et surtout des bugs de collision, ainsi que des ennemis neurasthéniques qui rendent les combats mous, prenant même le temps de vous regarder assassiner leurs potes.
On arrive donc dans un bon jeu pour les fans de la série, un jeu qui ouvre la porte à une suite, mais un jeu au final, qui ne se mouille pas trop reprenant ce que ces grands frères ont fait sans en changer la recette ou tout du moins l'améliorer.
Seul le multi a été retravaillé en profondeur et offre de réels changements positifs, offrant une expérience de jeu très appréciable.
On espère donc une franche et véritable évolution de la série dans le prochain opus déjà en développement pour avoir un véritable Assassin's Creed 3 l'an prochain.
Test du jeu fait par Nicolas "Ikazuya" Vallée
Trailer :
(les screens utilisés sont les screenshots éditeur)
Informations complémentaires
Version Xbox360 : Assassin's Creed: revelations
Notation
Impressions du testeur
Ikazuya
- Retrouver Ezio.
- Constantinople.
- La lame crochet.
- Les phases de jeu avec Desmond.
- Le doublage toujours très bon.
- Le multi encore plus addictif.
- Difficulté inexistante.
- Utilisation de certaines armes facultative.
- Disparition des énigmes.
- Disparition des phases d'escalade vraiment tendues.
- Scénario au final assez fade.
- Le tower defense, sympa deux minutes pas plus.
- Où sont les réelles nouveautés ? Où est le panache que porte la saga Assassin's Creed ?
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