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Test : Assassin's Creed Brotherhood

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25/11/10



Ezio di Auditore da Firenze est de retour pour ce nouvel opus de la série Assassin's Creed. Baptisé Brotherhood, ce nouveau jeu est-il une version 2.5 avec quelques ajouts ou clairement un Assassin's Creed 3 avec un contenu riche ?

L'histoire en solo :

Assassin's Creed Brotherhood reprend là où s'était arrêté l'épisode 2, et pour une fois ça n'est pas une façon de parler, vous allez vraiment reprendre l'aventure au même endroit où vous aviez laissé Ezio à la fin d'AC2.
Ezio est toujours dans sa quête de vengeance contre les Borgia, et cette fois-ci il aura fort à faire avec d'autres membres de cette famille qui tente de faire main basse sur la pomme d'Eden et accessoirement de prendre le contrôle de l'Italie. Pour le reste de l'histoire, si vous avez fait AC2, on vous laisse découvrir tous les rebondissements dont elle regorge, pour les autres on ne peut que vous conseiller de faire l'épisode 2 avant de débuter Brotherhood, sinon vous n'allez pas tout comprendre.

Globalement l'histoire tient la route, il n'y a aucun temps mort si vous enchainez les quêtes du scénario, mais Assassin's Creed c'est aussi beaucoup d'à-côtés ! Cette fois l'aventure ne se passe qu'à Rome, même si vous irez dans 4 autres lieux, mais uniquement dans le cadre de quêtes bien précises. Une seule ville cela peut paraitre peu lorsqu'on connait les deux précédents épisodes, surtout le deuxième qui proposait de très nombreuses villes plus ou moins grandes. Mais Rome est juste énorme avec plusieurs quartiers certains étant au coeur même de la cité, d'autres en "banlieue", plus campagnards et bucoliques. Vous découvrirez rapidement que ces quartiers sont divisés en secteurs contrôlés par les armées des Borgia qui détiennent clairement la ville. Il faudra donc libérer ces zones de l'influence Borgia en tuant le général du coin, sorte de caïd un peu trouillard qui se balade généralement à côté d'une grande tour que vous devrez incendier une fois le général tuer, pour en finir avec le joug des Borgia dans cette zone. Mais bien sûr, les généraux sont bien entourés et surtout certains ont une légère tendance à prendre la fuite au moindre problème, si c'est le cas, il vous faudra attendre la prochaine relève de la garde qui se fait à l'aube et au crépuscule, et pour couronner le tout, le général aura regroupé de nouvelles troupes vous obligeant à tout recommencer. Une fois une zone entièrement vidée de l'influence des Borgia vous pourrez réaménager les échoppes, fermées auparavant par les gardes, dans le but d'une part de faire des achats, et surtout de percevoir de l'argent toutes les 20 minutes de jeu.



Cette histoire de généraux à tuer assez finement nous amène au retour de l'infiltration qui était quasiment absente dans le 2. De nombreuses missions vous demanderont de prendre en filature des gens sans vous faire repérer, il faudra souvent très rapidement repérer la topographie des lieux, voir où sont les gardes qui pourraient vous nuire durant votre filature et ne pas perdre de vue votre cible, sinon après 25 secondes la mission sera considérée comme un échec ! Si certaines de ses missions sont simples, d'autres vous demanderont de vous y reprendre à plusieurs fois pour bien assimiler les pièges qui vous attendent, car dans certains cas, si vous vous faites repérer même par un garde lambda vous serez directement désynchronisé. Même si ces passages ne sont jamais très difficiles, c'est parfois très prise de tête.

Heureusement pour certains et malheureusement pour d'autres, après un bon tiers du jeu, vous aurez quelques atouts dans vos manches, et c'est le cas de le dire vu qu'Ezio a tendance à tout planquer dans ses fringues. Le retour du pistolet bien sûr, mais aussi l'arbalète et l'arrivée des fléchettes empoisonnées. Dès lors que vous avez ces armes en votre possession tout devient plus simple, trop simple même.
Pour rajouter à cette facilité, vous aurez vos propres assassins grâce à votre guilde que vous pourrez créer à partir de la séquence ADN 4. Il suffira de venir en aide à des citoyens menacés par les gardes et de les sauver pour qu'ils rejoignent votre guilde. Une fois l'enrôlement terminé, vous pourrez envoyer votre assassin aux quatre coins de l'Europe pour exécuter des missions plus ou moins difficiles qui lui rapporteront de l'expérience, et vous rapporteront de l'argent. Quand un assassin gagne un niveau vous pouvez attribuer un point de compétence pour booster son armure ou ses armes, et plus vous avez d'assassins dans votre guilde plus vous pouvez faire appel à eux durant votre aventure à Rome.
Vous pourrez appeler jusqu'à 3 salves d'assassins au maximum, que ce soit pour tuer discrètement quelqu'un ou pour vous venir en aide, vos recrues s'avèrent fort utiles vous sauvant parfois de combats un peu tendus. Mais il est vrai que cibler un ennemi, appeler vos assassins et les regarder faire le travail sans que vous soyez inquiété par les gardes, ça enlève un peu de challenge au jeu.



En dehors de l'histoire principale et des généraux Borgia, vous aurez énormément de choses à faire. Comme dit plus haut il faudra rénover la ville, des échoppes en passant par les monuments, vous aurez de quoi dilapider vos deniers; mais de toute façon, l'argent tombe assez rapidement dans le jeu et on est rarement en situation de crise financière à Rome. Le jeu vous propose aussi tout un tas de missions annexes proposées par les 3 grandes guildes de la ville, à savoir les courtisanes, les mercenaires et les voleurs. Bien entendu vous pourrez toujours aller chercher les points d'observation même si dans cet opus, ils ne sont pas nombreux et surtout très faciles d'accès, les plumes sont aussi de retour, mais il n'y en a que 10, certes bien planquées, et enfin les drapeaux Borgia au nombre de 101 dissimulés partout même chez les tordus qui vénèrent Romulus.

Les adeptes de Romulus, c'est un peu le gang de Rome, les badboys habillés en loups qui ont des tanières partout, il faudra d'ailleurs explorer ces tanières qui font office de tombeaux à la AC2. La grosse différence vient du fait que dans AC2, les tombeaux n'étaient que des phases prise de choux à grand coup de cabrioles à faire au dessus du vide dans un laps de temps très court. Dans Brotherhood on retrouve un peu plus de variété avec des tanières où vous devrez combattre du monde, d'autres bien sûr avec les phases de sauts ultra précis, sans timer la plupart du temps, ou encore une sympathique poursuite à cheval...



Vous en voulez encore ? Pas de problème ! Vous aurez aussi des quêtes marchandes à faire, que ce soit le forgeron, le tailleur, le marchand d'art ou le médecin, les boutiques proches de votre QG, vous demanderont des objets rares à leur ramener dans le but de débloquer le dernier set d'armure du marchand, le poison foudroyant, etc. Pour avoir ces précieux objets, il faudra faire les tanières, et trouver les coffres dispersés dans la ville. C'est long, car certains objets étant en petit nombre, tout dépendra de votre chance lors de l'ouverture des coffres.
En plus de tout ça, Ubisoft propose un jeu sur Facebook appeler Assassin's Creed Legacy, qui est donc un jeu disponible via votre navigateur web, où vous aller vivre diverses aventures nécessitant des points et de l'argent. L'intérêt est, qu'il y a un lien entre Brotherhood et Legacy, vous pourrez par exemple entrainer vos assassins sur Legacy et les récupérer en lançant le jeu avec l'expérience gagnée via cet entrainement sur Facebook. Vous pourrez aussi récolter des bonus et cadeaux sur Legacy que vous découvrirez après dans le jeu Brotherhood.

On rajoute à tout ça un mode entrainement dans le jeu, où vous devrez battre des chronos ou des scores dans divers types d'épreuves, ce n’est vraiment pas simple, mais au moins cela permet d'apprendre les bases du jeu ainsi que quelques techniques avancées, et pour les chasseurs de succès/trophées d'obtenir cette précieuse récompense après 3 médailles d'or. Cerise sur le gâteau cette récompense vous donnera aussi 20 points Uplay, que vous pourrez échanger sur le web contre des tenues pour Ezio, voir un nouveau personnage pour le multijoueur.

Note du mode solo pour son intérêt et son fun : 18/20


Le multi ou l'art du massacre en toute discrétion :

Le multijoueurs, si on avait émis quelques réserves durant la béta s'avère vraiment intéressant et prenant. Le but premier des matches que ce soit en chacun pour soi ou en équipe est d'éliminer les cibles que l'on vous ordonne de tuer. Pour ce faire, vous avez le visuel de la cible ainsi qu'une boussole qui vous donne la direction où se trouve votre future victime. Le souci premier est que la foule qui compose les villes est en fait que des clones de tous les autres joueurs, courtisane, ingénieur, médecin, etc. Il va donc falloir être attentif lorsque vous serez à proximité de votre cible, déceler le comportement suspect pour ne pas tuer un citoyen et surtout être discret ! Si vous foncez tête baissée sur la cible elle vous repèrera et une icône rouge sera au dessus de votre tête, elle pourra donc fuir. Une course poursuite sera monnaie courante, la cible pourra fermer des grilles vous obligeant à faire le tour des bâtiments, vous grimper sur les murs laissant le temps à la victime de se cacher et d'annuler le contrat qui mettait sa vie en danger.



Vous de votre côté, vous serez aussi traqué par un joueur voir plusieurs joueurs, car plus vous êtes haut dans le classement de la partie et plus vous squattez le top longtemps, plus le jeu vous collera des poursuivants, à vous aussi donc d'être discret, courir sur les toits ou même courir dans les rues vous distinguera d'entrée de jeu des PNJ vous ressemblant et vivant leur vie dans la ville.

Histoire de pimenter tout ça, vous gagnerez de l'expérience qui permettra à partir de certains niveaux de gagner des aptitudes telles que le déguisement qui permet de prendre l'apparence d'une autre classe, les bombes fumigènes très utiles si votre poursuivant est identifié et à vos trousses puisque cela aura pour conséquence de l'arrêter dans le nuage de fumée, ou encore le pistoler caché, qui certes, permet de tuer rapidement votre cible, mais vous fait repérer vu que vous tendez le bras pour viser. Il y en a bien d'autres des aptitudes qui permettent de changer radicalement l'épilogue d'une course poursuite que ce soit contre votre victime ou contre votre poursuivant. Attention d'ailleurs, vous pourrez humilier vos assassins, mais vos cibles pourront aussi vous humilier si elles arrivent à vous piéger avec par exemple une bombe fumigène.



Cela donne donc des matches assez épiques, où il ne suffit pas de faire le bourrin pour gagner, votre score dépendra de votre aptitude à tuer discrètement ou de manière spectaculaire, on voit donc souvent de gros retournements de situation dans les classements, il n'est pas rare d'être premier ou deuxième et de finir la partie en 7ème place, tout ça parce qu'on aura jouer de manière trop bourrine, et qu'on aura assassiné les autres de manière trop simple.
Au niveau des cartes il y a pas mal de choix, et les environnements sont sensiblement différents, un château avec de nombreux étages et grilles donnera des parties assez techniques où il faudra monter et descendre tout ça le plus discrètement possible, là où la map du carnaval qui se déroule sur une place avec très peu de hauteurs, obligera à être assez rapide pour poursuivre ou échapper aux autres.

Note du mode multi pour son intérêt et son fun : 17/20


Le jeu dans sa globalité :

Le gameplay de ce Brotherhood reste sensiblement le même par rapport à AC2, les combats restent bourrins, même si on note quelques améliorations, par exemple lorsque vous tuez un garde, les autres ne vous regardent plus faire et n'hésiteront pas à vous coller une bonne tarte. Vous pourrez aussi enchainer les meurtres, une fois un garde tuer, il suffit de diriger le stick vers un autre garde qui vous encercle et vous le tuerez en un coup, et ainsi de suite avec les autres, mais attention le moindre coup que vous recevrez arrêtera votre folie meurtrière. Mais globalement ça reste comme avant, Ezio est très maniable, il s'accroche un peu partout, on pourra noter que les gardes sont moins agiles durant les poursuites et ne vous suivent plus forcément sur les toits, tout comme ils lancent moins souvent des pierres lorsque vous êtes en train de grimper à un mur.

Graphiquement, là encore pas de réel changement depuis AC2, les visages sont peut être un peu plus fins, mais rien de transcendant. Enfin, la bande-son est assez classe, on a des musiques de haute volée avec des chants lyriques, des échos lorsque l'on est entre des bâtiments ou dans de grands monuments. Le doublage Fr reste de très bonne qualité on retrouve les mêmes voix que dans AC2.

Pour la durée de vie, le mode solo en ligne droite se boucle en un peu plus de 12 heures, généralement les joueurs aimant barouder un peu dans la ville entre les missions on compte dans les 15 heures pour terminer l'aventure. Après pour toutes les missions annexes, et le fait de débloquer certains "goodies" fun comme l'armure de Raiden de Metal Gear Solid par exemple, il faut rajouter au moins 10 bonnes heures. (ndrl : sachez que les joueurs PS3, et uniquement eux, peuvent profiter du DLC gratuit appelé l'Affaire Copernic)
Pour le mode multi, arriver jusqu'au niveau 50 prendra énormément de temps, sachant qu'en plus le 14 décembre prochain arrivera un DLC gratuit qui rajoutera des maps dont une en France au Mont St Michel, ainsi qu'un nouveau mode de jeu.



En conclusion, on peut dire qu'Assassin's Creed Brotherhood est Assassin's Creed 3, même s'il ne porte pas ce nom, tant le jeu est riche et regorge de choses à faire. On ne sait pas trop où donner de la tête, doit-on continuer l'aventure principale, s'orienter durant quelques heures vers les quêtes annexes comme les tours Borgia par exemple, ou encore ne pas oublier d'envoyer ses assassins faire des missions pour leur faire gagner des niveaux, bref il y a tant de choses à faire que le jeu est un réel plaisir.

On pourra toujours pinailler en disant que le cheval en ville ça ne sert à rien, il n'est utile qu'en banlieue de Rome, et on aurait peut être aimé une autre fin au jeu, elle semble frustrer beaucoup de joueurs, dont on fait partie d'ailleurs, et enfin peut être un peu moins de facilité à partir du moment où l'on a les armes à distance et de nombreux assassins à portée de main.

Mais ne crachons pas dans la soupe, car cette soupe est divine. Beau, riche, long, prenant, avec un multi super fun et plus fin qu'il n'y parait au premier abord, Assassin's Creed Brotherhood est LE titre à avoir sous le sapin !



Par Ikazuya

(les screens utilisés sont les screenshots éditeur)




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Informations complémentaires


Assassin's Creed : BrotherhoodVersion Xbox360





  • Editeur : Ubisoft
  • Développeur : Ubisoft
  • Prix à sa sortie : 70€
  • Date de sortie : 18 novembre 2010
  • Langue : française intégrale
  • Support : PS3/Xbox360/PC (sortie PC mars 2011)



Notation



  • Graphismes : 16/20


  • Bande-son : 16/20


  • Scénario : 16/20


  • Gameplay : 18/20


  • Durée de vie : 18/20



  • Note globale : 17/20

Impressions du testeur

Ikazuya


  • J'ai aimé :


- Le gameplay toujours au top
- Grande richesse du mode solo
- Ezio a toujours la classe
- Le multi super fun


  • Je n'ai pas aimé :


- Le fait d'avoir terminé le jeu
- Trop de facilité avec les armes à distance


  • Note personnelle : 19/20



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